21 May 2012
Impôt sur quoi, sur qui?
En cette période de crise il y a souvent la tentation d'augmenter les impôts, que ce soit sur les riches ou sur les pauvres.
Ce serait bien donc de se rappeler qu'une taxe n'est pas levée seulement sur la personne visée.
C'est toujours une taxe sur la transaction, affectant les deux participants.
Exemple « riche » : une entreprise française veut concurrencer une entreprise américaine pour un nouveau PDG.
On veut que ce PDG (qui est vraiment top) reçoive un salaire de 10 millions d'euros net.
Pour ce faire, une entreprise américaine payerait 15 384 615 euros (taxe de 35%), alors qu'une entreprise française payerait 40 000 000 euros (taxe proposée de 75%). C'est une différence significative.
Il est clair dans ce cas (en dehors des questions de justice) qu'un impôt sur le revenu de 75% handicaperait sévérement les entreprises françaises.
Exemple « pauvre » : un artisan qui fabrique des sacs à main prélève la TVA à 19,6%. C'est l'acheteur qui la paye, mais l'effet est que les sacs coûte plus cher.
Il y aura donc des gens qui n'achetent pas un sac (alors qu'ils l'auraient acheté sans la TVA). La taxe est ressentie plus par l'artisan que par ses clients. Son entreprise serait plus rentable dans l'absence de cette taxe.
L'impôt sur le revenu est une taxe sur le vendeur, alors que la TVA est une taxe sur l'acheteur. Mais peu importe qui écrit le chèque pour la payer, la taxe est un coût sur le marché entre les deux participants.